Si je continue en ordre chronologique, mon histoire se poursuit à partir de samedi dernier (mais j’écris ces lignes aux premières heures du jeudi suivant... et je publie le tout samedi soir... Argl!).
Tout le groupe (on est dix) est réuni au Caire depuis mon retour d’Alexandrie. Retrouvailles et joie, puis dodo.
Le lendemain, on se précipite vers les pyramides. On prend deux taxis (c’est loin) qui nous déposent chez le premier concessionnaire de chameaux de Gizeh (le quartier près duquel se trouvent les pyramides). Pour des raisons que j’ignore, on n’a pas eu de chameaux mais des chevaux. Pas grave. On fait le tour par les collines désertiques en bordure de la ville afin de parvenir aux pyramides par derrière, par le désert, comme si on arrivait à elles après un long périple dans le Sahara, alors que la plupart des touristes arrivent par la rue, les vendeurs de cossins et le Pizza Hut. C’est très impressionnant de les voir se découvrir à nous, au loin, après avoir lentement gravi les collines rocailleuses sur nos chevaux.
Je vous laisse admirer, pas besoin d’autres commentaires…




Ensuite on saute dans deux autres taxis pour Khan al-khalili, le grand souk du Caire. Magasinage et marchandage dans la marée humaine, les odeurs bonnes et mauvaises de l’Orient, les cris, les regards et l’argent. C’est un endroit si dynamique, si coloré et si stimulant pour tous les sens qu’on s’y promène en dérivant sans but.
En soirée, on est invités chez le responsable des affaires consulaires de l’ambassade du Canada au Caire. C’est le début d’une brève série de visites officielles et mondaines où l’on parle de notre projet et de nos impressions sur l’Égypte avec une brochette de gens importants dans des lieux où l’étiquette se porte bien haute. En 48 heures, nous avons donc visité : ladite résidence dudit responsable (et où nous avons rencontré l’ambassadeur et sa femme), l’ambassade du Canada, le ministère des affaires étrangères de l’Égypte et l’assemblée de la Ligue arabe (deux fois). Dans l’enceinte de cette dernière, nous avons assisté à une conférence sur l’image donnée aux Arabes dans les médias occidentaux. Nous pouvions bénéficier d’une traduction en direct des débats en arabe. Au cours de cette conférence, nous avons pu observer que la Ligue arabe est un rare oasis de discussion et de libre pensée qui est unique dans le monde arabe : des gens venant de pays où, dans la plupart des cas, la liberté d’expression est très limitée peuvent donner leur opinion sans craindre la répression. C’est paradoxal : la liberté d’expression dans le monde arabe est parvenue à échapper aux principaux agents de la répression en se réfugiant à l’endroit même où ceux-ci se rassemblent. J’aurai des photos de ça plus tard…
C’est ce qui conclut la brève période en groupe qui précède le début de CIMAL. J’en parlerai quand j’aurai fini, donc apres dimanche.
À bientôt
Le lendemain, on se précipite vers les pyramides. On prend deux taxis (c’est loin) qui nous déposent chez le premier concessionnaire de chameaux de Gizeh (le quartier près duquel se trouvent les pyramides). Pour des raisons que j’ignore, on n’a pas eu de chameaux mais des chevaux. Pas grave. On fait le tour par les collines désertiques en bordure de la ville afin de parvenir aux pyramides par derrière, par le désert, comme si on arrivait à elles après un long périple dans le Sahara, alors que la plupart des touristes arrivent par la rue, les vendeurs de cossins et le Pizza Hut. C’est très impressionnant de les voir se découvrir à nous, au loin, après avoir lentement gravi les collines rocailleuses sur nos chevaux.
Je vous laisse admirer, pas besoin d’autres commentaires…
Ensuite on saute dans deux autres taxis pour Khan al-khalili, le grand souk du Caire. Magasinage et marchandage dans la marée humaine, les odeurs bonnes et mauvaises de l’Orient, les cris, les regards et l’argent. C’est un endroit si dynamique, si coloré et si stimulant pour tous les sens qu’on s’y promène en dérivant sans but.
En soirée, on est invités chez le responsable des affaires consulaires de l’ambassade du Canada au Caire. C’est le début d’une brève série de visites officielles et mondaines où l’on parle de notre projet et de nos impressions sur l’Égypte avec une brochette de gens importants dans des lieux où l’étiquette se porte bien haute. En 48 heures, nous avons donc visité : ladite résidence dudit responsable (et où nous avons rencontré l’ambassadeur et sa femme), l’ambassade du Canada, le ministère des affaires étrangères de l’Égypte et l’assemblée de la Ligue arabe (deux fois). Dans l’enceinte de cette dernière, nous avons assisté à une conférence sur l’image donnée aux Arabes dans les médias occidentaux. Nous pouvions bénéficier d’une traduction en direct des débats en arabe. Au cours de cette conférence, nous avons pu observer que la Ligue arabe est un rare oasis de discussion et de libre pensée qui est unique dans le monde arabe : des gens venant de pays où, dans la plupart des cas, la liberté d’expression est très limitée peuvent donner leur opinion sans craindre la répression. C’est paradoxal : la liberté d’expression dans le monde arabe est parvenue à échapper aux principaux agents de la répression en se réfugiant à l’endroit même où ceux-ci se rassemblent. J’aurai des photos de ça plus tard…
C’est ce qui conclut la brève période en groupe qui précède le début de CIMAL. J’en parlerai quand j’aurai fini, donc apres dimanche.
À bientôt

1 commentaire:
Allô Jean-Math,
Tu as tellement l'air de te remplir la tête de superbes souvenirs, impressions, discussions, odeurs, et autres frissons !!! C'est excellent !
La prochaine fois que je te lirai ce sera en direct live from France ! Je part demain, c'était le cadeau de fête des jumelles ! Hi, hi, hi ! A+, becs
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